Simplicité volontaire/ Minimalisme

Et laisser mourir… Pensée d’automne

Il m’arrive de me lever et d’avoir soudainement une envie d’écrire sur un thème en particulier. Un peu comme ce matin, en buvant mon café et mangeant mes tartines. J’adore vivre ces inspirations soudaines, mon mental qui s’emballe avec tout ce que j’aimerai partager. Alors voilà, c’est là, authentiquement retranscrit.

En ouvrant la fenêtre, je me suis rappelé l’importance de se ramener dans le rythme des saisons et celui de la nature qui nous entoure. Profiter de l’automne pour en tirer des leçons.

Tout comme l’arbre qui perd ses feuilles, j’apprends que l’automne est une occasion de laisser mourir ce qui ne me sert plus. De laisser tomber quelques feuilles tourbillonnantes pour dégager le chemin à celles qui écloront au printemps. Il est grand temps de protéger la sève au profond de nous, cette énergie de vie qui nous nourrit et fait ce que l’on est. Il est important de la prendre en compte, de la dorloter en conscience. Laisser tomber les feuilles, protéger la sève et préparer l’éclosion des fleurs. Accepter le changement de rythme ou de vie. Car oui, l’automne est une mutation. Avoir confiance dans le cycle, tout comme les arbres, rester ancré.e, et s’adapter. Accepter les changements, même si cela veut parfois dire renoncer, choisir et laisser mourir. C’est d’autant plus beau et important si on le fait en conscience.

Tout comme l’oiseau, qui vient boire dans la petite rivière devant ma fenêtre, remplir ses besoins essentiels. Se nourrir concrètement et spirituellement. Bien manger, bien dormir, boire, se masser, se donner de l’amour, se faire belle/beau juste pour soi, et lire bien sûr. Résister à l’envie de s’anesthésier (quelle que soit la manière) toute la journée pour plutôt vivre ce que l’on est et se faire du bien.

Tout comme la châtaigne qui laisse ses piquants s’ouvrir pour offrir la graine, ouvrir son cœur moelleux, tendre et savoureux à ce qui vient, à ce qui se présente. Laisser un peu sortir les émotions qui nous traversent, s’ouvrir authentiquement et sincèrement. (On s’entend, ne vous laissez pas griller dans une cheminée hein !) Ne jamais oublier l’altruisme, et que les longs moments de retour sur soi servent aussi à offrir sans attente, à ceux qui ont besoin de recevoir.

Profiter du froid et du vent, pour sentir notre peau. Elle limite et contient. Se rappeler qu’il y a un dedans et un dehors et que l’on n’a de pouvoir que sur l’intérieur. Poser ses limites, savoir ce que l’on accepte de faire rentrer, ce qu’on s’autorise à vivre. S’autoriser à refuser, à laisser dehors ce qui doit y rester.

Ce confinement impose tout de même une petite hibernation forcée, c’est dur mais c’est aussi l’occasion d’un retour à soi, un moment pour se réaligner.

De tout cœur, je vous souhaite de vivre du bon dans tout ça ou alors de transformer la souffrance en apprentissages.

“C’est pas beau ça, magnifique? Tu te rends compte du miracle que c’est d’être là? Et tout ça, on va le vivre et le revivre des milliers et des milliers de fois.” Alexandre Jollien, La sagesse espiègle, Editions Gallimard, p.141

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *