Petites victoires

Vulnérabilité

Ce blog va de plus en plus ressembler à un partage de réflexions personnelles je crois, mais c’est ainsi, je suis mes envie et mes inspirations soudaines.

Ce matin, en plein cours en ligne de yoga sur le chakra du cœur, crise de larmes et de tristesse. C’est alors que je me dis, je veux écrire sur la vulnérabilité. Pas pour recevoir des messages de soutien, pas pour inquiéter ou quoi que ce soit… juste pour dire.

Dire que c’est d’accord, dire qu’on a le droit de répondre « non » à la rengaine du « ça va bien ? ». Ça ne veut pas dire qu’on est faible, ça ne veut pas dire qu’on est effondré, ça ne veut pas dire qu’on n’a pas les ressources ou les outils, ça ne veut pas dire qu’on a besoin d’en dire plus, ça veut juste dire qu’on est authentique, humain, pas des super héros. Je veux dire, on est des millions à ne pas être parfait, à avoir des fragilités. D’ailleurs c’est souvent ce qui nous touche, nous émeut et nous transporte  dans la rencontre avec un autre être.

Alors parfois, savoir dire, « je suis triste », «  je suis fatiguée», «je me sens faible »  n’empêche pas de sourire devant la beauté d’un héron qui se pose à la fenêtre. Ça vient juste nous « challenger » comme qui dirait. Nous rappeler que dans le moment présent c’est cette fragilité  qui s’exprime, qui doit sortir et qu’on a à travailler.

Cette période est particulièrement propice à la remise en question, à la mobilisation de nos ressources, au désespoir de voir le monde tel qu’il est. Je reste convaincue, que c’est en voyant nos fragilités, en acceptant de les laisser s’exprimer, de donner et de recevoir que l’on peut gravir ce qui nous reste de montagne. On est nombreux, je le sais à connaitre cette tristesse, cette peur en ce moment. Ne dressons pas les murs de l’exigence de la perfection se dresser entre nous.

Savoir voir que l’on est entouré tout en ayant confiance en nos ressources. Savoir pleurer quand il faut, sourire quand c’est le temps. Et accepter de ne pas être parfait, c’est un droit. Se regarder dans le miroir et se dire « je suis imparfaite et je suis belle ainsi ».

S’apporter amour, tolérance, non jugement. Apporter amour, tolérance, non jugement. Baisser les exigences et vivre ce qu’il y a à vivre, c’est la leçon du jour pour moi et peut être pour les jours à venir. Jusqu’à ce que les fragilités deviennent des forces et que de nouvelles vulnérabilités apparaissent. Pour avancer, plus haut, plus loin, ensemble et seul à la fois.

« Encore un mot, avant de te retrouver, je veux te dire que je ne crois rien à ton sujet. Rien. Je crois que tu es un homme c’est tout, comme j’en suis un moi-même. Merci encore de n’être pas parfait. C’est mieux pour discuter, n’est-ce pas ? » Je parle à un homme qui ne tient pas en place, Jacques Gamblin & Thomas Coville, éditions Equateurs, p. 53

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